Toussaint 2009 voyage familial de 9 joursFrais divers :Nous avons trouvé les meilleurs prix grâce à comparavel, y compris pour la location d'un véhicule. Le seul comparateur référencé qui vendait des billets avion en réalité plus chers que dans ses propres offres était Opodo : espérons que ce comparateur va arrêter cette démarche énervante, car croire avoir trouvé le meilleur prix, puis au moment de la transaction découvrir des charges supplémentaires que les autres comparateurs ou transporteurs incluent à la base est plutôt désappointant. Pour la location, voyage-sncf donné par comparavel était clean au niveau des charges qui sont toutes spécifiées. Ils sous-traitent et nous avons eu un véhicule récent de budget pour un prix raisonnable. Seul hic dans nos frais : partir de Francfort n'est pas la panacée car pour une semaine, le parking de l'aéroport coûte une petite fortune pour une renault espace : 150 euros ! Presque le prix de la location du véhicule pour 9 jours. Il vaut mieux prévoir d'arriver en avance et se garer ailleurs puis prendre un taxi !
Nos excursionsDans le désordre : arrivée à l'Aéroport de Malte dans la nuit (Seul aéroport de l'île qui est petite)
Nous avons loué une voiture car nous étions 5 mais il y a plein de bus typiques bariollés qui sont très pratiques.
Premier dépaysement : on roule à gauche, mais on le savait. Ça fait bizarre de passer les vitesses avec la main gauche. A certains moments mon fils les passait à ma demande et c'était plutôt cool de transformer ainsi cette boîte de vitesse manuelle en boîte de vitesse à commande vocale !
Quelques surprises : plusieurs fois au cours de nos trajets nous avons dû nous rabattre plus sur la gauche car quelqu'un doublait...sur la double ligne continue centrale ! Les règles ne sont visiblement pas les mêmes officieusement ici.
Première excursion :
DINGLI CLIFFSBelle vue sur la mer méditerranée du haut de ces très hautes falaises. Nous avons essayé de descendre au niveau de la mer par des chemins escarpés mais ceux que nous avons empruntés et qui paraissaient sauvages sont verrouillés. Où sont donc les nombreux visiteurs dont les voitures sont garées au bord de la route qui longe la falaise ? Nous n’avons pourtant rencontré personne sur ces petits chemins. C’est en regardant plus attentivement que nous comprenons : les maltais viennent en famille contempler la mer… de leur voiture tout en palabrant. A la fin, nous guettons avec eux le soleil couchant…

- Soleil couchant Dingly cliffs
PARC AQUATIQUEIl s’agit en fait de deux parcs. L’un est animalier avec des dauphins, des otaries, et d’autres animaux aquatiques et non aquatiques. Plusieurs spectacles bien faits égrènent la journée dont un en particulier avec des perroquets savants qui est même désopilant. Chacun a apprécié. Voir :
http://www.holiday-malta.com/mediterran ... lphins.htmL’autre parc est typiquement aquatique : divers types de toboggans dont deux insolites : une coupe à l’intérieur de laquelle on tourne très vite avant de tomber dans un bassin, et un autre se fait avec une bouée : on plonge vertigineusement on oscille entre deux parois verticales. Frissons garantis, il faut avoir le cœur bien accroché ; les enfants étaient ravis.

- Dauphin tendresse
COMINO, la côte ouest de MALTE et la côte sud de GOZO par mer.
Départ de La Valette où nous louons un hors bord.
Pour le loueur, le permis mer n’est pas nécessaire, mais cela le rassure quand même. Ce 95 CV va nous emmener en 1h à l’île de Comino comme il nous l’a annoncé. La mer est transparente, quelques énormes et magnifiques méduses vont jalonner notre route, immenses montgolfières marines de dentelles dérivant ensemble au gré des courants méditerranéens qui caressent les îles de Malte. Des élevages de poissons en haute mer, puis nous arrivons. L’endroit est plus enchanteur que sur carte postale. Nous jetons l’ancre dans la baie après avoir louvoyé prudemment entre les roches acérées qui protège naturellement ce joyau. Les fonds bleus clair avec des nuances de vert selon le passage de nuages nous invitent à la plongée en apnée : le sable blanc tapisse cette baie, les poissons sont tranquilles, ils savent ne pas avoir à faire à des prédateurs. Les anfractuosités et les grottes marines pleines de mystères font du lagon un monde à part entière dans lequel la vie fourmille sous tous ses aspects. Difficile d’imaginer que c’est d’ici que partirent des pirates sans pitié…
Gozo, presqu’inaccessible, un fjord étroit sur lagardé par un rocher où nous n’aurons pas le temps d’aller car le temps poursuit sa route inexorabelemnt et que nous voulons être rentrés avant la nuit qui tombe plus tôt à cette saison.
Une traversée à grande vitesse pour regagner l’île principale, petite visite vers le village de popeye : nous pénétrons doucement dans la magie de la légende.

- Au pied de la falaise, enfin le village de popeye !
Nous poussons jusqu'à une plage lunaire à la falaise d’argile : Gnejna.

- Une vue de la falaise d'argile de Gnejna
Retour à La Valette : en arrivant devant le port la mer était agitée et donnait aux fortifications un air austère et lugubre : ultime visite du port commercial en passant à fond sous un pont délabré reliant les deux parties du fort Vauban (?) à moitié en ruine pour vaincre le ressac incessant à cet endroit périlleux. Enfin les eux calmes du port, retour à vitesse médusale dans le port de plaisance où les reflets des lampadaires commençaient à remplacer ceux du ciel assombri.
Tout s’est donc bien passé et nous n’avons pas eu d’embrouille avec le loueur.
MDINAVisite d’un musée consacré à l’histoire de Malte. Peu de renseignements sur les Arabes qui avaient colonisé l’île bien avant les chevaliers de l’ordre de Malte, par contre l’histoire contée sur ces derniers est fascinante. Cette ville aux murs jaunes et aux rues propres et étroites (on ne circule qu’à pied ou à deux roues) permet de se perdre facilement dans l’imaginaire du passé. Les noms des rues mélanges d’origine française et de mot typiques contribuent aussi à laisser l’esprit franchir des espaces fabuleux… Rien que Triq Machin pour une ruelle ou une avenue transporte déjà ailleurs.
En bas du mur d’enceinte de la ville de délicieuses figues de barbarie, (le fruit du cactus) tendent leurs épines dans l’espoir de ne pas être cueillies trop vite. Heureusement qu’une simple serviette en papier de restaurant permet de franchir cette défense naturelle et qu’un canif est le bienvenu pour partager ce butin dégoulinant de jus rouge. Ceci dit ne surtout pas garder la serviette dans sa poche après au risque de s’essuyer la bouche avec (ce que j’ai fait hélas et je ne vous dis pas ma douleur !)

- Aïe ! les piquants du cactus, Miam ! les figues de barbarie.
LA VALETTESe perdre en déambulant dans cette ville du passé quand même animée malgré la rareté des touristes à cette saison. Rencontrer des chevaliers de l’ordre de Malte (en costume cravatte hélas !) venus admirer sans doute les hauts lieux d’origine du mouvement philanthropique auxquels ils appartiennent.

- Par les rues pentues de La Valette...
S’asseoir à la terrasse d’un café et commander une pizza à 4 heures de l’après-midi. Attendre les carillons de l’Eglise principale, tout en recherchant un garçon de café ayant marqué une de nos connaissances par sa gentillesse.
Je recommande cette île pour un dépaysement en plein milieu de l’Europe